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Paradise Lost



Ah le paradis perdu …
Adolescent, l’âme à vif, il regarde le monde autour de lui avec dégoût.
Que de promesses non tenues, quelle laideur, comment ne pas souffrir à la vue de tant de vilenie. L’état du monde, de sa famille, ses amis, son absence de petite amie, tout le désole. Et tout autour de lui, les gens comme si de rien n’était continuent à s’amuser, à suivre leur petit train train, ça le dépasse. Il est maussade, ne sourit pas, c’est un engagement politique, une façon de crier au monde qu’il n’est pas dupe.
Si dans les classiques il se sent en affinité avec les fleurs du mal, le mouvement gothique est ce qui se fait actuellement de mieux pour lui. Le mouvement gothique c’est un kit clef en main pour porter le drapeau de choix de la désolation, indiquer que fascination pour la carcasse qui grouille, éclipse toute autre chose au soleil. Dans le kit , il y a du maquillage, des vêtements noirs, des chaînes , des clous, des disques (de « the cure », à « cradle of filth » en passant par « marilyn manson »), des livres, des icônes.

C’est avec « paradise lost », et « type o negative » que je suis rentré dans ma phase de la moue. C’est deux groupes sont l’idéal quand on vient du métal, car les guitares sont suffisament lourdes, et le ton assez agressif pour que l’on ne se sente pas perdu. J’aurais sans doute l’occasion de reparler de Type o negative, son humour noir, son penchant vers le doom et son relatif piétinement formel, mais là aujourd’hui j’avais envie de rendre hommage à Paradise lost. Ce groupe est atrocement sérieux, il n’y a pas d’humour pour faire le contre poid, c’est des kilomètre de désolations à perte de vue. Les ténèbres comme seul horizon. J’ai découvert ce groupe avec Icon, sans doute leur œuvre de la période heavy, la plus convaincante. Ce fut une baffe, le packaging était superbe, la jaquette et la photo du groupe qui colle parfaitement à cette musique, qui oscille entre mélancolie et ressentiment.
En entendant cet album j’ai eu un déclic, le sentiment d’être arrivé, l’impression de pouvoir m’asseoir au sommet d’une montagne de ruines. Un endroit où je pouvais m’abîmer dans la contemplation de mes blessures. Tendre pourriture, aux relents tièdes et doucereux. Tourner le dos, à dieu et à la lumière, à la culpabilité, à l’incapacité de rester pur. Faire du sentiment de déchéance sa force, une manière de crier, j’ai peut être perdu le paradis, mais je préfère régner en enfer que te servir, que suivre ta loi, sentir sur moi ton regard, et craindre ta désapprobation.
Si pour moi le métal a quelque chose de masculin, il sent la lutte, la rébellion, l’action le gothique me semble plus féminin : recueillement, être dans la sensation, le passé.

Paradise lost le groupe, est une entité en constante évolution, en tout cas autant que lui permet son carcan. C’est peut être un peu dur de se renouveler quand on n’a qu’un ou deux mots à la bouche : mélancolie et tristesse. Comment rester pertinent dans ces conditions, quand on veut avoir une vie à côté, une femme des enfants, comment vieillir et rester fidèle à se délire adolescent ? Cette année, ils vont sortir un 11ème album, « in requiem », on ne change pas un thème qui gagne. Alors comment puis je justifier en constante évolution ? et bien, si la thématique reste la même, si les gammes aussi, ils ont su varier la mise en page, la présentation : ils sont partis d’un style death / doom , pour évoluer progressivement vers du heavy metal (jusqu’au sur estimé : draconian times) puis ils ont tenté d’intégrer des élèment électroniques dans leur musique avec plus ou moins de succés (one second, et believe in nothing pas très concluants , Host leur chef d’œuvre éléctronique , Symbols of life l’album de l’équilibre) dernièrement , je trouve qu’ils on régressé avec leur 10ème et éponyme album, où l’électronique n’est plus qu’un gadget, et les compos tendent vers la période heavy, sans en avoir la flamme.
Si je dois vous conseiller deux albums ça sera Icon et Host, ce dernier n’a hélas pas rencontré l’accueil public attendu. Ils avaient travaillé avec un collaborateur de depeche mode à la production et les aspects métalliques du groupe étaient relégués au second plans derrière les claviers et ça n’a pas plu à la fan-base. Quel dommage, ça les a coupé dans leur élan, et ils ont choisi de revenir aux vieilles méthodes, ils auraient pu vieillir et vivre avec leur temps.

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